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L'historique du foot de ses origines à nos jours

Tous les rois écossais, au XVe siècle, se sentirent obligés de publier des sommations et interdictions énergiques contre le football.

L'édit publié par le Parlement convoqué par Jacques Ier après Perth en 1424 est tout particulièrement célèbre:
"Personne ne doit jouer à football." Mais tout cela ne servit guère. Il était impossible d'éliminer la vogue des bagarres pour le ballon.

La "fièvre" du football doit avoir sévi avec une impétuosité particulière en Angleterre durant l'époque élisabé'thaine. A l'enthousiasme manifesté dans le pays pour le football est peut-être venue s'ajouter l'influence de l'Italie de la Renaissance.

Dans ce dernier pays, avant tout à Florence mais aussi à Venise et dans d'autres villes, on avait connu au XVIe et au XVIIe siècle le "calcio", forme de jeu typiquement italienne, qui avait certainement des règles mieux établies.

Ce jeu avait lieu dans les grandes manifestations de gala et les équipes portaient des livrées multicolores -comme c'était le cas à Florence où des matches avaient lieu régulièrement les jours de fête- et cela a du être un spectacle impressionnant.

Mais en Angleterre, comme auparavant, le jeu demeura grossier et peu élégant, toutefois à l'époque il trouva une personne en vue pour le recommander, mais il le fit pour d'autres raisons que d'accorder aux joueurs la joie d'avoir des mêlées autour du ballon.

Richard Mulcaster, grand pédagogue, directeur des écoles bien connues de Merchant Taylor' et de St. Pauls, vit qu'on pouvait tirer de ce jeu des valeurs éducatives positives. ll prouva que le football favorisait la santé et la force, qu'on devait seulement y éliminer la trop grande brutalité, qu'il serait utile pour le jeu qu'on limite le nombre des joueurs dune équipe et qu'enfin la présence d'un arbitre rigoureux était bien nécessaire.

Jusqu'à cette époque, la résistance opposée au football se fondait avant tout sur des considérations pratiques: en effet, an estimait que le jeu donnait lieu à des mêlées et à des dommages matériels. Ce fut le cas à Manchester en 1608, où une nouvelle interdiction était justifiée par le fait que dans le cas du football tant de vitres étaient cassées.

Mais au cours du XVIe siècle il y eut des attaques d'une autre direction: Alors que le puritanisme se répandait, on s'éleva vivement contre les divertissements "libertins"; à cette catégorie appartenait le sport également, et avant tout le jeu de football. On trouva qu'en premier lieu il troublait le repos du dimanche.

De telles attaques furent d'ailleurs également dirigées contre le théatre où les puritains engagés voyaient une source de paresse et de vices. C'est alors qu'on vit commencer les dimanches anglais dépourvus de spectacles qui devinrent permanents à l'époque du Commonwealth et de la domination des puritains. (Et pourtant on rapporte d'Olivier Cromwell que dans sa jeunesse il avait été un robuste joueur de football).

A l'avenir, le football fut tabou le dimanche et l'est demeuré pendant 300 bonnes années. Ensuite, il a pu être joué à nouveau le dimanche, tout d'abord officieusement et ensuite avec la reconnaissance officielle de la Football Association, mais cela est demeuré dans de modestes limites.

Mais toutes ces influences ne réussirent pas à éliminer le football de l'Ile, quelque énergiques que furent les mesures prises contre lui. A Derby, des tentatives se répétèrent constamment de 1731 à 1847, de la part des autorités, de supprimer le football de masse dans les vies. On vint même à évoquer la loi contre la sédition pour arriver à ses fins.

A tout bien considérer, au cours de plusieurs siècles, le développement du football ne connut guère de progrès. Le sport qui avait été constamment interdit pendant 500 ans, n'avait pu, certes, être supprimé, mais il demeura grossier, brutal et ne connut pas de règles.

Ce n'est qu'au début du XIXe siècle qu'on, vit apparaître un tournant: le football dans les écoles et tout particulièrement dans les célèbres "public schools" devint toujours plus populaire. C'est dans ce cadre qu'il se renouvela et fut rendu plus raffiné.

Le jeu demeura relativement non réglé comme auparavant, c'est-à-dire qu'au fond il n'y eut aucune forme normalisée du jeu. Bien plus, chaque école eut sa propre version, chacune d'elles ayant partiellement de fortes différences par rapport aux autres.

Mais de beaucoup dépendait -à part le fait de s'en tenir aux tendances traditionnelles- des places de jeu à la disposition. Là où on devait jouer dans des cours d'école, pavées et murées, il n'y avait plus aucune possibilité pour fonder un jeu de masse désordonné.

C'est ainsi que, suivant des hypothèses particulières, ce furent les écoles de Charterhouse et de Westminster, outre Gelles d'Eton, Harrow, Windres et Shrewsbury qui virent la naissance du jeu. Cette fois c'était davantage l'adresse lors de dribbles que l'énergie déployée dans la mêlée qui avait de l'importance.

D'autre part, les écoles telles que Chaltenham et Rugby tendirent davantage au jeu grossier, où le ballon pouvait également être joué à la main et même porté. Toutes ces formes primitives connurent un élan particulier, au moment où dans les milieux éducatifs on ne vit plus le football comme étant exclusivement l'occasion pour les jeunes de faire du tapage, mais on reconnut en lui des valeurs éducatrices éventuelles.

En premier lieu, il servit utilement à écarter les gens de faire usage d'autres possibilités de distraction moins désirables, par exemple fivrognerie et les jeux de hasard, mais finalement une conception s'établit, qui introduisit le "culte du jeu" des "public schools". On vit dans le football, jeu d'équipe, un moyen excellent d'encourager la loyauté, l'esprit de sacrifice, la coopération mutuelle et la soumission suivant les conceptions de léquipe.

Les matches figurèrent officiellement au plan d'études et la participation au football devint obligatoire. C'est le Dr Thomas Arnold, Directeur de l'Ecole de Rugby qui donna une impulsion déterminante dans ce sens.

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